Le comité de bibliothécaires derrière le prix Espiègle, dont c’est la dixième édition cette année, a dévoilé les deux livres gagnants qui ont fait chavirer leur cœur !
C’était donc jour de fête le 28 mars dernier, à la Librairie de Verdun, pour la remise du prix Espiègle de chacune de ses catégories, en présence de la porte-parole de cette année, l’autrice et éditrice Carole Tremblay. Voici les lauréates :
Bibliothèques scolaires du primaire (5 à 11 ans)
La maison cachette,
Erika Soucy et Geneviève Bigué (La Pastèque)
A0510144788 E BD SOU
C’est tout en douceur qu’on suit Tania, son petit frère et sa mère, qui s’enfuient ensemble vers une maison qui les protégera de la violence conjugale. Là, enfin, la fillette se réapproprie son
enfance, peu à peu. Illustrée avec profondeur, cette BD bouleverse autant qu’elle apaise et met des mots sur l’indicible.
Les autres finalistes étaient Jean-François Sénéchal et Simone Rea pour Je n’aurai plus peur (Comme des géants), Marie-Francine Hébert et Catherine Petit pour C’est qui Dieu, grand-maman? (La Bagnole) et Carine Paquin et Laurence Dechassey pour Le chien qui voulait un dernier câlin (Éditions Michel Quintin).
Bibliothécaires scolaires du secondaire (12 à 17 ans)
Fleurs de verre,
EvePatenaude(XYZ)
Théa est malade, alitée. À son insu, un clone acheté par ses parents vit des expériences à sa place et lui transfère des souvenirs. Alors que l’intelligence artificielle s’insinue dans toutes les
sphères de nos vies, Fleurs de verre suscite des réflexions fort actuelles, notamment sur l’espace que prend le factice sur la vérité.
Les autres finalistes étaient Sarah Lalonde pour Morte Rose (Leméac), Chloé Chartrand pour Enflammées (La courte échelle) et Katerine Martin pour De l’or dans les fissures (Isatis).
Chacune des trois lauréates a reçu une bourse de 1000$.
Le prix Espiègle est une initiative de l’Association pour la promotion des services documentaires scolaires (APSDS) qui souhaite de cette manière souligner l’importance de soumettre des textes de qualité aux enfants dès leur plus jeune âge, nonobstant les sujets difficiles. Les bibliothécaires, du fait de leur formation, saisissent les enjeux auxquels les enfants sont capables de réfléchir et sur lesquels ils peuvent exercer leur propre jugement. Irrévérencieux, malicieux et surtout sans censure, le prix Espiègle salue l’audace et la créativité des créateurs et des créatrices de livres jeunesse inspirants.
Josepha Calcerano
Remporte le Prix Première Victor du Livre Jeunesse 2026
Le Prix Première Victor du Livre Jeunesse 2026 a été attribué à Josepha Calcerano pour son roman Le Grand Test, publié aux éditions Le Muscadier. Le résultat a été annoncé le vendredi 27 mars, en direct de la Foire du Livre de Bruxelles, lors d’une émission spéciale de Tendances Première sur RTBF La Première.
Pour cette huitième édition, pas moins de 4532 lecteurs et lectrices, âgés de 12 à 15 ans et répartis dans 248 classes, ont pris part à l’aventure. Une participation en nette hausse, avec plus de 1400 élèves supplémentaires par rapport à l’année précédente.
Le fonctionnement du prix repose sur un principe simple : ce sont les jeunes qui décident. Les votes sont organisés par classe, selon un système de préférences, obligeant les élèves à débattre, argumenter et confronter leurs points de vue avant de désigner un lauréat.
Plus de 85 % des participants ont effectivement pris part au scrutin final, signe d’un engagement réel tout au long de l’année scolaire. Les groupes inscrits avaient reçu les ouvrages en lice gratuitement, grâce à l’action de Bibliothèques Sans Frontières Belgique, qui a distribué 2416 exemplaires.
Un roman dystopique
Avec Le Grand Test, Josepha Calcerano propose un récit futuriste centré sur une société prétendument purifiée, régie par une autorité morale implacable. Des adolescents sont soumis à une série d’épreuves destinées à juger leur valeur et leur capacité à intégrer cette « Société Nouvelle ».
À travers ce dispositif narratif, le roman explore le contrôle social, la norme, le libre arbitre et la construction de soi. Les jeunes lecteurs ont été sensibles à cet univers, qu’ils décrivent comme à la fois prenant et accessible.
Parmi les retours recueillis : un cadre « original », des personnages auxquels il est « facile de s’identifier », ou encore une intrigue « pleine de suspense » qui « donne envie de lire davantage ». Plusieurs classes évoquent aussi un livre qui « fait réfléchir » et dont elles attendent une suite.
Un prix au croisement de la lecture et de l’éducation
Née à Liège, Josepha Calcerano est professeure de philosophie en lycée. Elle s’intéresse depuis plusieurs années à la transmission des idées auprès des adolescents. Elle avait déjà publié un essai à destination du jeune public, Qui suis-je ? – Léonie et ses questions existentielles, avant de se tourner vers la fiction avec ce premier roman.
Créé par la RTBF, le Prix Première Victor du Livre Jeunesse s’inscrit dans la continuité d’autres distinctions portées par La Première. Il a été fondé avec le soutien du Fonds Victor, aujourd’hui intégré à Bibliothèques Sans Frontières Belgique, qui en assure désormais le suivi et la promotion auprès des écoles. Le dispositif vise plusieurs objectifs : encourager la lecture à un âge où elle tend à reculer, valoriser la création belge francophone, faciliter l’accès aux livres pour les jeunes publics et leur faire découvrir les métiers du livre.
Chaque année, cinq ouvrages sont sélectionnés par un jury mêlant professionnels et jeunes
Les préinscriptions pour l’édition 2027 sont d’ores et déjà ouvertes. La prochaine sélection sera dévoilée avant l’été, prolongeant une dynamique qui place les jeunes lecteurs au cœur du processus de reconnaissance littéraire.
https://www.bibliosansfrontieres.be/prix-premiere-victor-livre-jeunesse/
En 2025, le Prix Première Victor du Livre Jeunesse avait récompensé Robyn Bavati pour Un week-end avec Oscar, traduit par Anne Cohen Beucher et publié chez Alice Éditions.
PRIX LITTERAIRES 2025 ACHAT DU CENTRE
Marion Brunet remporte le prix Astrid-Lindgren 2025
Marion Brunet remporte la 23e édition du prix Astrid-Lindgren. Le résultat de cette prestigieuse récompense, surnommée le « Nobel de littérature jeunesse », a été dévoilé le 1er avril à Stockholm. Le prix lui sera remis le 9 juin prochain.
Marion Brunet remporte le prix commémoratif Astrid-Lindgren (ALMA) 2025 pour l’ensemble de son œuvre. Après Jean-Claude Mourlevat, elle est la deuxième Française à remporter le prestigieux prix jeunesse. La lauréate recevra son prix le 9 juin 2025, ainsi qu’une dotation de 5 millions de couronnes suédoises, soit environ 462 000 euros.
Créé en 2002, le prix ALMA récompense chaque année des auteurs, des illustrateurs ou des organisations « dont les contributions en faveur de la littérature jeunesse sont jugées remarquables ».
Éditée notamment chez Sarbacane et Albin Michel, l’autrice a rencontré un certain succès chez Pocket Jeunesse. La version poche de Sans foi ni loi, parue en 2023, s’est vendue à 4 389 exemplaires (données GFK), tandis que Plein Gris, paru en 2021, s’est vendu à 13 298 exemplaires chez Pocket Jeunesse.
« Les parties sombres et violentes de notre monde sont explorées dans des récits intemporels de Marion Brunet, en écho cinglant avec l'actualité »
Son dernier ouvrage, Ilos vol.2, paru en 2024, toujours chez Pocket Jeunesse, plonge les jeunes lecteurs (dès 13 ans) dans une dystopie provençale. En 2052, Marseille subit la montée des eaux causée par le réchauffement climatique. Nolane et son frère Gal sont alors missionnés pour explorer les profondeurs sous-marines qui recouvrent la cité phocéenne à la recherche de trésors.
Les membres du jury ont salué l'œuvre de l’autrice : « Les livres de Marion Brunet s'inscrivent dans un présent en pleine effervescence, avec pour thèmes récurrents la crise climatique et la vulnérabilité sociale. Dans une écriture engagée et incisive, elle met en scène des jeunes en révolte contre une société corrompue. Les parties sombres et violentes de notre monde sont explorées dans des récits intemporels de Marion Brunet, en écho cinglant avec l'actualité. Pourtant, comme un contrepoids lumineux, l'amitié, la solidarité et la beauté de la nature y trouvent toute leur place. »
TrophÉes de l'édition 2025
Livres Hebdo et le Festival du livre de Paris lancent
le Trophée spécial de l’Autrice ou de l’Auteur jeunesse de l’année 2025
À l’initiative de Livres Hebdo et du Festival du livre de Paris, le premier Trophée spécial de l’Autrice ou de l’Auteur jeunesse de l’année sera remis le vendredi 11 avril 2025 lors de la manifestation parisienne. Huit personnalités, choisies par un comité interprofessionnel, sont en lice.
En 2025, Livres Hebdo et le Festival du livre de Paris s’associent pour décerner leur premier Trophée spécial de l’Autrice ou de l’Auteur jeunesse de l’année. À partir d’une sélection établie par un comité d’experts, huit personnalités ont été choisies pour concourir. La distinction sera décernée le vendredi 11 avril 2025 à 14h, sur la scène numéro 2 du Festival du livre de Paris.
Depuis le 16 février et jusqu’au 3 mars, les professionnels du livre sont invités à voter pour l'un des sélectionnés sur le site www.tropheesdeledition.fr
Les 4 autrices et 4 auteurs nommés :
· Marguerite Abouet
· Adrien Albert
· Beatrice Alemagna
· Anne Brouillard
· Vincent Cuvellier
· Manon Fargetton
· Vincent Mondiot
· Adrien Parlange
Cette nouvelle création s’inscrit dans une perspective plus globale. Cette année, les Trophées de l’édition 2025 organisés par Livres Hebdo se dérouleront sous le thème « Les Enfants du livre », afin de valoriser les actions des professionnels en faveur de la lecture. C’est avec cette même logique que Maureen Desmailles, autrice lauréate du Prix Vendredi 2024, premier prix de littérature pour ados et partenaire des Trophées de l’édition, a intégré le jury chargé de départager les candidatures des éditeurs.
Le prix est également soutenu, cette année, par le Festival du livre de Paris et par Les Petits Champions de la lecture, initiative qui fait lire à voix haute les CM1 de toute la francophonie.
Le comité de sélection du Trophée spécial de l’Autrice ou de l’Auteur jeunesse de l’année est composé d’Élodie Carreira, journaliste de Livres Hebdo, Charline Coeuillas, journaliste du Monde des ados, Kathleen Feret, instructrice pour la commission Littérature jeunesse du CNL, Violaine Kanmacher, responsable du département jeunesse des Bibliothèques de Lyon, Lucie Kosmala, journaliste spécialisée en littérature jeunesse, Maxime Massole, librairie à la librairie Chantelivre et Sophie Van der Linden, autrice et programmatrice jeunesse du Festival du livre de Paris.
Proclamation Le Grand Prix Artémisia 2025
Anke FEUCHTENBERGER a remporté le Grand prix Artémisia pour La Camarade Coucou, un animal allemand dans la forêt allemande (Futuropolis).
Par Adèle Buijtenhuijs
Co-fondé par Chantal Montellier et Jeanne Puchol en 2007, le prix Artémisia - qui a pour objectif de mettre en avant la production féminine dans la bande dessinée - a distingué plusieurs scénaristes et illustratrices, dans différentes catégories.
Récompense prestigieuse, le Grand prix Artémisia a été décerné à Anke Feuchtenberger pour La Camarade Coucou, un animal allemand dans la forêt allemande, traduit de l’allemand par Monique Rival (Futuropolis). Dans son ouvrage, l’autrice raconte son enfance dans l’Allemagne de l’Est des années 70.
Chantal MONTELLIER reçoit quant à elle le prix Hors concours et Hommage pour Social Fiction (Humanoïdes Associés ). Le livre est un recueil de trois bandes dessinées dystopiques 1966 again, Wonder City et Shelter Market initialement publiées dans les années 1980. Considérée comme une figure de la bande dessinée engagée et féministe, Chantal Montellier a toujours dénoncé l’eugénisme, la surveillance de masse et la stigmatisation des plus fragiles dès ses premières planches parues dans le magazine Métal Hurlant.
Le prix Extraordinaire a été attribué à Nicole Claveloux pour Ce soir c’est cauchemar (Cornélius), une bande dessinée fantastique et onirique qui suit un personnage basculant dans une série de cauchemars étranges, absurdes et parfois terrifiants.
La scénariste Julia KORBIK et l’illustratrice Julia Bernhard se voient distinguées du prix Influence pour Simone de Beauvoir : Je veux tout de la vie, traduit de l’allemand par Gaïa Maniquant-Rogazyk, (Steinkis). Cette bande dessinée biographique retrace les différentes étapes de la vie de l’écrivaine française.
Dans la catégorie Société, les membres du jury ont récompensé Ce que je sais de Rokia, de Quitterie SIMON et Francesca VARTULI (Futuropolis). Cette bande dessinée raconte la relation entre Rokia, une jeune migrante libérienne et Marion, une mère de famille qui l'accueille chez elle. À travers cette histoire, le livre met en lumière les complexités de l’accueil, les doutes et les espoirs face à l’altérité et les tensions et les solidarités dans un contexte migratoire.
L’autrice américaine Trina ROBBINS est également récompensée du prix Artémisia dans la catégorie Pionnière pour Garçonnes, traduit de l’anglais par Marie-Paule Noël (Bliss). Dans son ouvrage, celle-ci retrace le parcours de femmes emblématiques des années 1920, leurs luttes pour l’indépendance et les résistances qu'elles ont dû affronter dans une société patriarcale.
Le jury du prix Artémisia a également couronné Leela CORMAN du prix Résilience pour Victory Parade, traduit de l’anglais par Jean-Paul Jennequin (Editions çà et là). Le roman graphique suit les vies entrelacées de femmes juives à Brooklyn pendant la Seconde Guerre mondiale.
Enfin, le prix Poésie a été attribué à Humaine, de Joanna FOLIVÉLI, (Deux Points), une bande dessinée autobiographique qui explore les émotions de l'autrice, retraçant son parcours de l'enfance à l'âge adulte et aborde des thèmes tels que la transidentité, l'identité personnelle et l'importance de la communauté.
Pour la 17e édition, le jury du prix Artémisia parrainé par le rédacteur en chef de bdzoom.com Gilles Ratier et présidé par le président de l’Institut des images Laurent Gervereau, était composé de Chantal Montellier, Julie Scheibling, Isabelle Beaumenay-Chaland, Patrick Gaumer, Pascal Guichard et Christophe Vilain. La cérémonie de remise des prix se déroulera le 9 janvier à l’Espace des Femmes-Antoinette Fouque.
Littérature Adulte
PRIX CASTEL
Littérature Jeunesse
Carrément Beau Mini
Carrément Beau maxi
Carrément Passionnant mini
Carrément Passionnant maxi
Carrément Sorcières fiction
Carrément Sorcières non-fiction
